1er Mai : fête du Travail...
Η φάμπρικα / L'usine
Cette chanson très connue du public grec (quelle chanson n'est pas connue !)
se trouve dans le recueil Immigrés / Μετανάστες,
l'un des premiers albums - si ce n'est le premier - à être paru juste après la chute des Colonels en juillet 1974.
Les années 1960 et 1970 ont vu partir dans les villes industrielles allemandes
un nombre extrêmement important de Grecs, des villes comme des campagnes,
à la suite d'accords conclus entre les deux pays.
Les paroles de ces chansons sont Gιorgos Skourtis / Γιώργος Σκούρτης, écrivain et dramaturge.
Le crétois Giannis Markopoulos / Γιάννης Μαρκόπουλος (né en 1935 à Iraklio) en est le compositeur.
Ci-dessous, elle est interprétée par Dimitris Mitropanos / Δημήτρης Μιτροπάνος,
sous la direction de Markopoulos (2006).
Ces derniers temps, les "Grands" s'en vont tous, un à un...
Dimitris Mitropanos est mort, le 17 avril 2012 : il avait 64 ans.
ΑΘΑΝΑΤΟΣ / IMMORTEL, comme disent les Grecs.
Pour un hommage à Dimitris Mitropanos, cf le blog Αχ, Ελλάδα σ΄ αγαπώ (en français) : link
Η φάμπρικα δε σταματά L'usine ne s'arrête jamais
δουλεύει νύχτα μέρα elle tourne nuit et jour
Και πώς τον λεν τον διπλανό Et comment s'appelle ton collègue
και τον τρελό τον ιταλό et le fou-fou l'Italien
Να τους ρωτήσω δεν μπορώ, impossible de le leur demander
ούτε να πάρω αέρα ni même de souffler un peu
Δουλεύω μπρος στη μηχανή Je suis attelé à la machine
Στη βάρδια δύο δέκα en faction de deux à dix
Κι από την πρώτη τη στιγμή Même dès la première minute
μου στείλανε τον ελεγκτή on m'a envoyé le contremaître
Να μου πετάξει στο αυτί pour me glisser dans l'oreille
δυο λόγια νέτα σκέτα deux trois mots clairs et nets
Άκουσε φίλε εμιγκρέ Ecoute bien l'émigré
ο χρόνος είναι χρήμα le temps c'est de l'argent
Με τους εργάτες μη μιλάς, pas de bavette avec les collègues
την ώρα σου να την κρατάς ton rythme tu le tiens
Το γιο σου μη τον λησμονάς, Pense à ton fils
πεινάει κι είναι κρίμα il a faim et c'est bien dommage
Κι έτσι στο πόστο μου σκυφτός Et c'est comme ça que rivé à mon poste
ξεχνάω τη μιλιά μου j'ai oublié comment on parle
Είμαι το νούμερο οκτώ, Je suis le numéro huit
με ξέρουν όλοι με αυτό c'est sous ce nom qu'on me connaît
Κι εγώ κρατάω μυστικό Et moi je le garde en secret
ποιό είναι τ’ όνομά μου. le nom qui est le mien.
Traduction : M.R. Toute proposition est la bienvenue !
A la création de ce cycle, l'interprète était Lakis Halkias / Λάκης Χαλκιάς
Une autre grande interprète de cette chanson fut la grande chanteuse de rebetiko Sotiria Bellou / Σωτηρία Μπέλλου.
Histoire du 1er mai, en Grèce, cf. sur ce blog :
M.R.
