Quelques photos prises avant le concert
Katerina Vlahou (un peu décrépie, la loge...)
Musicienne confirmée, dotée d’une solide formation lyrique, Katerina Vlahou
a fait des études supérieures en harmonie et en ethnomusicologie à Thessalonique et joue de la flûte traversière.
Prolongeant la tradition d’interprétation de Melina Merkouri
en faisant connaître la chanson grecque en Europe,
elle chante en France depuis 2001 - avec le groupe Mandragore - un répertoire populaire et traditionnel grec,
tout en collaborant avec d’autres groupes, et participe à de nombreux concerts et manifestations culturelles :
UNESCO, Forum des images des Halles, Auditorium Saint-Germain à Paris...
Elle présente aussi son propre spectacle La danse des foulards,
un spectacle entre tradition et imagination. Discographie : voir http://www.myspace.com/katerinavlahou
Katerina et le guitariste et chanteur : Giorgos Alexopoulos
Giorgos Alexopoulos, est né en 1954 en Grèce, au Pirée.
Il a suivi des cours de guitare classique au Conservatoire Helliniko Odéon d’Athènes : il est également chanteur.
Il a donné de multiples concerts en Grèce avec le compositeur Costas Klavas.
En France où il réside désormais, Giorgos a accompagné à plusieurs reprises
Nana Mouskouri et la grande chanteuse grecque Haris Alexiou,
et il participe aussi à de nombreuses manifestations culturelles grecques, à Paris et ailleurs.
Et le joueur de bouzouki, notre ami Dimitris Mastrogioglou.
Né à Lavrio en 1962, Dimitris Mastrogioglou a commencé à jouer du bouzouki à l’âge de huit ans
et se consacre à cet instrument.
Diplômé du Conservatoire National d’Athènes,
il a poursuivi ses études à Paris VIII (maîtrise et master 2 de musique).
Entre autres participations, il a accompagné
e Chœur Penn ar Bed lors du concert Theodorakis et les poètes donné à Quimper en mai 2007,
concert repris en août 2008 à Lavrio.
En juin 2012, à Clermont-Ferrand, il a joué aux côtés d’Angélique Ionatos, dans le Canto General.
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Le programme alternait atmosphères, rythmes, tonalités et voix.
Le concert a commencé par un morceau instrumental, peu connu, écrit par Manos Hadjidakis, pour le film de Jo Dassin Topkapi, ce qui a permis d’emblée aux spectateurs d’apprécier le jeu de Dimitris au bouzouki et celui de Giorgos à la guitare : l’un et l’autre déploieront leur virtuosité dans deux autres pièces pour instruments : Quartier des anges, qui a subjugué le public et la suite-ballet Zorbas de Mikis Theodorakis, au rythme quasi diabolique dans sa 2ème partie !
Manos Hadjidakis (1925-1992) a non seulement beaucoup composé pour le cinéma, mais il a fait aussi un long chemin avec le « poète-parolier » Nikos Gatsos.
Theodorakis (né en 1925) a mis sa musique au service de la poésie et de ses luttes : outre les trois figures majeures de la poésie grecque du XXème siècle, Seferis, Elytis et Ritsos, il a aussi mis en musique Varnalis, Anagnostakis, et beaucoup d’autres, absents ici : un concert ne suffit pas ! Dimitris interprète avec vigueur, à la manière de Theodorakis lui-même, une de ces chansons qui firent date et que l’on réentend aujourd’hui dans les manifestations ...
La rouille ne peut rien contre le marbre,
Ni les chaînes contre le vent,
Ni les chaînes contre le Grec. Chants de la Patrie Amère (Ritsos)
Dans une tonalité plus proche du rebetiko, Stavros Xarhakos (né en 1939) et Manos Loïzos (1937-1982) chantent les bas-fonds du Pirée et des quartiers pauvres, et le « kaïmos», le mal de vivre des malfrats et des laissés pour compte : c’est Giorgos qui interprète de sa voix profonde ces sortes de complainte où, parfois, le son s’étire, s’étire, s’étire.
Thanos Mikroutsikos, né en 1947, commence son parcours par Brecht, Ritsos (Cantate de Makronissos) puis s’ouvre à un plus large public avec les poèmes de Nikos Kavvadias qui disent la vie dans le monde clos des cargos, les rencontres étranges et envoûtantes dans les ports, ou sous les Tropiques… Katerina chante son Etoile du Nord, d’une voix tantôt ténue - aussi ténue que le son de sa flûte traversière -, tantôt puissante.
Katerina a enchanté le public, par son talent de flûtiste, par la qualité de sa voix et ses interprétations pleines de sensibilité et de naturel. Je pense à la berceuse de Theodorakis, au poème de Manos Anagnostakis Dromi palii / Chemins anciens, à l’extrait de l’Erotocritos, ce beau texte du XVIIème siècle de Kornaros, qui date de cette époque que l’on appelle Renaissance Crétoise, avant que les Turcs ne s’emparent de la Crète en 1669.
Et comment n’aurait-elle pas été émue en chantant Ah, ma mère la Grèce et Ah, Grèce, je t’aime !
En bis, ils ont joué et chanté L'enfant souriant / Το γελαστό παιδί (thème musical de Z de Costa-Gavras), et la chanson de Gatsos-Ηadjidakis Parle-moi / Μίλησέ μου
Et pour terminer, Katerina a cité le "refrain" de la chanson Ô soleil intelligible de la Justice d'Elytis.
Μη λησμονάτε τη χώρα μου !
N’oubliez pas mon pays !
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La soirée s'est terminée par un pot.
Merci à Margot pour ses préparations salées,
à Line pour les gâteaux aux noix
à Michelle et Philippe pour les tiropitas, les baklavakia et les kourabiédès !
(Pas de photos, malheureusement)
On ne pouvait se quitter sans avoir chanté, tous ensemble : Arnissi / Άρνηση !
Texte et photos M.R.
