C'est (c'était...) la saison des pivoines !
M.R.
Pivoine ( ancien français peone ) vient du latin paeonia directement emprunté au grec paiônia / παιωνία, c'est- à- dire " plante de Péon", du nom du médecin guérisseur des Dieux (Péon / Παιήων ou Péan / Παιάν), cité à deux reprises dans l'Iliade d' Homère pour avoir guéri de leurs blessures de guerre Hadès, le dieu des Morts et Arès, le dieu de la guerre, grâce à ses remèdes apaisants / οδυνήφατα φάρμακα.
La pivoine herbacée (lactiflora) était en effet utilisée dans l'antiquité grecque* pour ses vertus médicinales : Hippocrate (460-377) mentionne ses effets antispasmodiques dans le cas d'épilepsie et autres pathologies neurologiques, et Dioscoride (1er s. de notre ère) en décrit également les utilisations thérapeutiques, notamment les effets calmants de la racine.
La pivoine, plante endémique dans certaines régions de Grèce est jusqu'à une époque récente, restée peu connue.
Ce sont les recherches et études menées dans les années 1970-1980 au Musée d'Histoire Naturelle Goulandris / Μουσείο Γουλανδρή Φυσικής Ιστορίας qui l'ont fait connaître plus largement, grâce à une exposition "Pivoine, Mythologie, Science et Art" qui a circulé dans le monde entier et a mis la botanique grecque sur le devant de la scène scientifque.
Le laboratoire du Musée d'Histoire Naturelle Goulandris travaille également en collaboration avec le Laboratoire de Pharmacognosie et de Chimie de l'Université d'Athènes et le National Institote of Neorological Disorders and Stroke (USA).
* La médecine chinoise, de son côté, s'est elle aussi beaucoup intéressée aux propriétés de la pivoine.
M.R.
